Design Circulaire

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Comment associer modèles économiques régénératifs et numérique ? 0

Une formation économie circulaire et numérique, pour quoi faire ?

Nous assistons depuis plusieurs années à une révolution numérique qui modifie profondément et au quotidien nos manières de communiquer, de produire, de consommer ou encore d’obtenir des informations. Si les progrès technologiques ont permis de grandes avancées dans la recherche, l’industrie, les sciences… cette révolution est à double tranchant car elle porte en elle des problématiques environnementales et sociales non négligeables.

Depuis l’avènement d’Internet, notre société s’est habituée à la rapidité et l’abondance d’informations et de nouvelles technologies, pourtant cette abondance a un coût et génère une pollution en partie invisible. D’après Greenpeace, le secteur informatique représente aujourd’hui environ 7 % de la consommation mondiale d’électricité. En plus de cela, la course à l’innovation technologique et à la nouveauté amène les industriels du secteurs du numérique à produire toujours plus de volumes et de modèles d’ordinateurs, de téléphones, de tablettes… vantant leurs avantages : plus performant, plus esthétique, plus sécurisé… Malheureusement les ressources nécessaires à la fabrication et à l’usage de ces outils numériques sont extraites dans des conditions parfois alarmantes. De plus, ces ressources ne sont pas illimités et leur fin de vie est aujourd’hui insuffisamment – voire jamais – considérée.

Face aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux liés à ce secteur en croissance depuis des décennies, l’économie circulaire apparait comme une solution pour aider les acteurs du secteur à concilier innovation, durabilité et respect des écosystèmes naturels et à s’orienter vers du numérique responsable. Le fait de repenser les usages et la durée de vie des ressources et produit, invitent aussi à mettre le numérique au service du progrès et de l’innovation, et non l’inverse. Wiithaa a donc décidé d’enrichir son catalogue de formations économie circulaire en concevant, en partenariat avec Valérie Schneider, consultante certifiée Circulab et professionnelle du sujet, une formation sur l’économie circulaire et le numérique.

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Cette formation répondra à trois objectifs principaux :

  • Identifier les parties prenantes et problématiques liées au secteur du numérique et à sa chaîne de valeur (ressources, déchets, business models)
  •  Analyser certains des meilleurs exemples et initiatives en France et à l’international (fabrication et conception, packaging, usage client, valorisation)
  • Maîtriser les principes de circularité appliqués au secteur (matériaux, approvisionnement durable, économie de fonctionnalité, éco-conception…)

Cette formation est dédiée aux acteurs du numérique, de l’électronique, des nouvelles technologies et des télécoms : fabricants, éditeurs de logiciels, ESN, distributeurs, sociétés de conseil en technologies et innovation et tous ceux qui travaillent autour des sujets du big data, de l’IA, de l’IoT, de la blockchain, de l’économie collaborative, ou encore du cloud, et qui souhaitent revoir leurs acquis et changer leurs pratiques pour que leur activité génère des impacts sociaux, environnementaux et économiques positifs.

Une industrie énergivore

Il est assez simple de se rendre compte de la pollution engendrée par l’abondance des emballages plastiques ou encore de l’industrie pétrochimique… Pour ce qui est des activités liées à la filière du numérique, c’est nettement moins évident. En effet, l’usage des outils numériques engendre une pollution en partie invisible et donc difficilement quantifiable.

Bien que l’empreinte carbone significative des outils numériques et de leurs usages ait été pendant longtemps ignorée, les médias ont enfin commencé à s’en emparer. Aujourd’hui, nous assistons à une – timide mais existant – responsabilisation des acteurs du secteurs, mais aussi des citoyens.

À l’utilisation

En effet, de par l’état intangible d’internet et des données digitales échangées, il est assez difficile de se se rendre compte des ressources nécessaires et de la pollution engendrée par exemple, par l’envoi d’un e-mail avec pièce jointe. Pourtant chaque requête internet effectuée par un habitant sur la planète consomme de l’énergie car l’information demandée a besoin d’être collectée quelque part pour être transmise ailleurs. De même, chaque fichier hébergé en ligne consomme de l’énergie puisqu’il prend de l’espace disponible dans les bases de données, qui ont elles-même besoin d’être alimentées. Sans oublier que les interfaces que sont les outils numériques (ordinateurs, téléphones, tablettes…) ont besoin d’être alimentés régulièrement pour recharger les batteries et ainsi fonctionner.

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À la fabrication

Au delà de la seule phase d’utilisation, il est important de prendre en compte tout le cycle de fabrication de ces appareils qui nous entourent. En effet, les outils numériques qu’utilisent particuliers et professionnels au quotidien impliquent pour leur fabrication l’extraction de ressources en grandes quantités, des métaux rares principalement. Cela à deux conséquences. Tout d’abord, ces produits étant le plus souvent fabriqués dans des pays où la main d’œuvre est peu chère, les conditions dans les usines ne respectent pas toujours la santé, l’hygiène ou l’éthique des travailleurs (travail des enfants, exposition à des produits toxiques…). D’autre part, la fin de vie des appareils électroniques est encore très peu traitée alors même qu’ils ne sont (évidemment) pas biodégradables et sont toxiques. En d’autres termes, ils sont enfouis, incinérés et/ou exportés dans des pays où le consommateur français ne le verra pas. Selon un rapport de l’Université des Nations Unies, en 2016 le monde a produit l’équivalent de 4500 Tour Eiffel de déchets électroniques. Une partie significative de ces déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE)  est notamment exportée illégalement vers des pays en voie de développement (Ghana, Nigéria, Pakistan…) où les habitants seront exposés au quotidien aux émanations toxiques provenant des matériaux laissés à l’air libre. Une partie des DEEE parcourt ainsi l’équivalent de deux tours du monde avant de finir sa course hors d’un circuit de revalorisation le plus souvent.

Pourtant, la situation climatique actuelle et à la médiatisation de ces sujets amènent les acteurs du secteur à revoir leurs modèles et leurs pratiques.

Comment éduquer les parties prenantes au numérique responsable ?  Comment optimiser l’utilisation de ces ressources tout en continuant de répondre à la demande ? Quid de la fin de vie de nos équipements électroniques ?

Un secteur en transition

L’importance de l’empreinte carbone du secteur du numérique étant connue, mesurée et médiatisée depuis relativement peu de temps, la transition vers des modèles régénératifs peine à se développer, mais on assiste néanmoins à une transition dans le secteur du numérique depuis plusieurs années. Au sein des entreprises, on parle de plus en plus de Green IT ou encore de numérique responsable. Les consommateurs, quant à eux, bien qu’à la recherche de toujours plus d’innovation et de nouveautés, commencent aussi à se préoccuper des impacts environnementaux et sociaux liés à l’achat et à l’utilisation de leurs équipements. C’est donc aux entreprises de faire les bons choix pour accompagner ces utilisateurs dans un usage plus responsable, et de repenser leurs chaîne de production et modèles économiques.

Face aux réglementations naissantes et à cette nouvelle exigence des consommateurs, certaines entreprises ont pris les devants en changeant leurs pratiques. Les géants du secteur, Google, Facebook et Apple notamment, se sont engagés à alimenter leurs centres de données à partir de 100% d’énergies renouvelable il y a six ans déjà. Plusieurs initiatives fleurissent également sur des modèles d’économie circulaire, c’est le cas du Fairphone, par exemple, qui est le premier smartphone modulaire, conçu pour durer. On assiste également au développement d’un marché de reconditionnement d’équipements électroniques, ou encore d’hébergeurs web plus responsables. Une communauté regroupant des startups engagées pour des technologies en phase avec la transition énergétique s’est d’ailleurs créée il y a quelques années, sur une initiative de l’Etat français : la GreenTech verte.

fair-phone-formation-économie-circulaire-numérique-wiithaaEn complément et en parallèle de tendances telles que l’économie de fonctionnalité ou encore l’économie du partage, l’économie circulaire ouvre de nouvelles voies pour innover dans le numérique à différents niveaux et échelles : les technologies de traçabilité(s) et d’optimisations logistique, la technologie blockchain, les enjeux liés au traitement et au partage des données, ou encore les smart-city. Autant de sujets qui sont plus que jamais d’actualité.

 

La formation économie circulaire et numérique vous permettra de vous approprier les principes clés des modèles économiques régénératifs afin de pouvoir les mettre en pratiques dans votre secteur. Lors de la formation, vous découvrirez des cas inspirants d’entreprises ayant prit le chemin de la circularité, une transformation leur permettant de générer des impacts positifs sur les écosystèmes humains et naturels, tout en repensant la création de valeur au sein de leurs modèles économiques.

 

Alors, qu’attendez-vous pour vous inscrire ?

Découvrez nos programmes de formations sur la page dédiée ou contactez-nous.

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La formation pour concilier économie circulaire et restauration 0

 

Une formation économie circulaire et restauration, pour quoi faire ?

D’après l’Ademe, l’industrie alimentaire est responsable de près de 30% des émissions de gaz à effet de serre en France. La culture et l’élevage intensifs sont gourmands en ressources, la transformation et l’approvisionnement de ces produits consomment également beaucoup d’énergie, et c’est sans compter la quantité de déchets produits tout au long de la chaîne logistique… Aujourd’hui, il ne suffit plus seulement de nourrir le monde. En effet, la question de la durabilité des ressources et la nécessité de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, complexifie le secteur et amène les professionnels tels ceux de la restauration à adapter leurs pratiques.

Face à une réglementation de plus en plus présente dans le métier, l’économie circulaire apparaît comme une solution globale pour répondre aux enjeux économiques et environnementaux de ce secteur multiforme (restauration collective, restaurants traditionnels, livraison, consommation personnelle…). Wiithaa enrichit son catalogue de formations en vous proposant dès la rentrée une formation sur l’économie circulaire et la restauration qui répondra à trois objectifs principaux :

– Identifier les problématiques et parties prenantes spécifiques liées au secteur (législation, cycle de vie d’une assiette…)
– Comprendre l’économie circulaire et pouvoir l’activer rapidement dans son entreprise (mutualisation, approvisionnement responsable…)
– S’inspirer des initiatives positives dans le domaine

Cette formation est dédiée aux professionnels de la restauration : collective, traditionnelle, chaînes, ou en livraison, qui souhaitent générer de leur activité des impacts sociaux, environnementaux et économiques positifs.

« Pour assurer la performance de son restaurant et un service de qualité, un restaurateur ne doit pas se contenter de remplir les assiettes. »

Jean Terlon, dans le podcast Activer l’économie circulaire

Mieux s’approvisionner

restaurant-économie-circulaire-restauration-wiithaaComme dans tout secteur, la question des achats est primordiale. Elle l’est d’autant plus dans le secteur de la restauration dans la mesure où l’approvisionnement implique de nombreux acteurs qui sont eux-même en train de repenser leurs pratiques. D’autre part, on observe une demande croissante des consommateurs pour une alimentation plus saine pour eux et pour la planète.

 

Lors de cette formation on vous parlera d’approvisionnement responsable : Vers qui se tourner pour être sur d’avoir des fruits et légumes provenant d’une agriculture biologique ? Comment optimiser mes achats et leur approvisionnement ? Nous traiterons également la question des circuits courts dans la mesure où lorsque l’on limite le nombre d’intermédiaires dans la chaîne logistique, de nombreuses ressources sont économisées et la valeur créée est mieux redistribuée.
Nous verrons également comment optimiser et mutualiser les ressources autres qu’alimentaires à savoir les ressources techniques (camions de livraison, fours, nappes…) ou encore énergétiques : quelles solutions existent pour alimenter mon restaurant en énergie propre ?

Éviter le gaspillage alimentaire

Que ce soit lors du calibrage pour la vente des fruits et légumes, en cuisine au moment de la préparation des plats ou en retours d’assiettes, le gaspillage alimentaire est aujourd’hui trop fréquent et devient une problématique majeure dans le secteur de la restauration. Ainsi, il est primordial d’acheter de manière raisonnée et de ne jeter uniquement ce que l’on est sur de ne pas pouvoir consommer ou valoriser ailleurs.

Les restaurants jettent 275g de biodéchets par repas alors même que la moitié serait parfaitement consommable.

(Source UMIH)

 

Changer de regard sur les biodéchets

Certains déchets organiques ne pouvant être évités, beaucoup finissent dans les ordures ménagères. En France, un tiers de nos poubelles est composé de biodéchets, ce qui représente.. à l’année.
Pourtant de nombreuses solutions de valorisation existent, telles que la méthanisation, ou le compost collectif, qui sont adaptées aux contraintes des restaurateurs.

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JUGAAD : l’innovation à fort impact social et environnemental 0

Avez-vous déjà utilisé votre smartphone pour vous éclairer dans le noir ?

Avec Nokia, c’est possible !

Le NOKIA 130 sorti en 2012, a été vendu a plus de 250 millions d’exemplaires.
Ce modèle simple et peu chère (19€) sert uniquement de lampe torche, radio FM et lecteur MP3. Sa simplicité lui permet d’avoir une autonomie pouvant atteindre 36 jours. Idéal, pour les personnes qui n’ont pas le budget pour s’acheter un smartphone tout équipé ou qui sont à la recherche d’un objet qui leur permet de répondre à deux besoins du quotidien : communiquer et s’éclairer.

Avez-vous déjà mis vos bouteilles dehors en plein hiver, pour les refroidir ?

Pour quand il fait très chaud dehors, Go Energy Less a la solution.

Raowia Lamhar une jeune ingénieure marocaine, et son équipe d’ENACTUS, a lancé une gamme de réfrigérateurs 100% naturels à la production et à l’usage (= sans électricité) en s’inspirant de techniques traditionnelles marocaines. Idéal pour les habitants des zones rurales marocaines dont 45% n’ont toujours pas accès à l’électricité et ont un pouvoir d’achat limité, ce qui les empêchent de se procurer un réfrigérateur “classique”.

Quel point commun ont ce réfrigérateur traditionnel et ce téléphone du géant Nokia ?

L’innovation JUGAAD, faire mieux, avec moins, pour le plus grand nombre.

Inspirée des pays dits émergents, l’innovation Jugaad désigne l’art d’allier ingéniosité et ingénierie pour développer des solutions à fort impact social et environnemental.

Le terme Jugaad vient de l’hindi et pourrait être traduit par une “réparation improvisée”, “une solution intelligente née de l’adversité” ou encore “faire mieux ou aussi bien, tout en monopolisant moins de ressources.”. Il s’agit finalement de la traduction de toutes ces situations où nous manquons de temps, de budget ou d’espace, mais devons trouver – et trouvons – une solution à un problème rapidement.

Plus qu’une méthodologie, l’innovation Jugaad, parfois traduite comme innovation frugale ou frugalité par Navi Radjou, est une manière de penser, de faire.
Chez Wiithaa, l’innovation Jugaad se traduit plus comme la rencontre entre la créativité et l’ingéniosité des pays dits émergents avec la technicité et les réseaux des pays dits développés.

En effet, la Révolution Industrielle née en Angleterre nous a éloigné de toute notion de manque que ce soit de ressources financières ou naturelles. Cela nous a mené vers une économie et démarches d’innovation basées sur la surconsommation, pour au final, servir souvent les mêmes utilisateurs et créer peu de valeurs. Mais en parallèle nous avons su faire évoluer les technologies et acquérir de solides compétences en ingénierie : financière, technique ou organisationnelle. À l’inverse, dans certains pays ou région du monde dans lesquels les ressources manquent ou ont été amenées à manquer, les populations ou entreprises locales n’ont pas “d’autre choix” que d’optimiser au maximum ce qu’ils ont à disposition pour répondre à leurs besoins. Par le prisme de l’innovation Jugaad l’objectif est de rapprocher ces deux mondes : mettre l’ingénierie au service de l’ingéniosité, pour faire que des “petites solutions de la vie courante” aient un maximum d’impacts, aussi bien dans les pays émergents que dans les pays développés.

 

Les 6 principes Jugaad

L’innovation Jugaad propose 6 principes. Six manières de penser et d’agir, sur lesquels on peut se baser lorsque l’on souhaite développer de nouveaux produits ou services, ou repenser une offre existante. L’objectif, en appliquant ces principes, est de créer un maximum de valeurs économique, sociale et environnemental au travers de ce que l’on produira ou développera.

  • Principe n°1 : ADVERSITÉ

Transformer les contraintes en opportunités, prendre des risques et faire preuve de créativité en temps de difficulté.

C’est l’exemple de l’université d’UTEC à Lima qui permet à des panneaux publicitaires de transformer l’air en eau potable.

  • Principe n°2 : OPTIMISATION

Utiliser et optimiser ce qui est facilement à disposition, en allant chercher ce qui est accessible pour en multiplier les usages (ici le design circulaire est clé).

C’est ce qu’a fait le Groupe Los Grobo en Argentine. Le dirigeant manquait de main d’œuvre, de terrain, de matériel, de capital et il a donc loué des terrains existants et collaborer avec des agriculteurs existants. Il a ainsi créé tout un écosystème “d’agrobusiness”.

Il y a aussi de nombreux exemples sur cet article sur le design circulaire.

  • Principe n°3 : FLEXIBILITÉ

Faire face à un problème, malgré le manque de temps et de prévision.

L’exemple le plus parlant est celui de l’Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) qui a réussi à concevoir et à lancer un satellite à destination de Mars, en à peine 18 mois et en n’ayant investi que 73 millions de dollars vs. 671 millions de dollars et cinq années de travail pour la NASA.

  • Principe n°4 : SIMPLICITÉ

Éviter les fonctionnements complexes pour faciliter l’usage et réduire les coûts.

Ce principe a été appliqué par les ingénieurs R&D de Siemens Healthcare qui ont créé un scanner suffisamment simple d’utilisation par des professionnels moins qualifiés, comme les infirmières et les techniciens afin de scanner plus de patients quotidiennement tout en consommant moins d’énergie.

  • Principe n°5 : INCLUSION

Intégrer les marges et les exclus dans la création de valeurs.

Le fondateur visionnaire de Selco India en appliquant ce principe apporte une solution de fourniture en électricité aux 60% de la population Indienne n’y ayant pas accès. Il met à disposition des panneaux solaires (abondants en Inde), compte sur l’effet de foule pour le remboursement et surtout sur un retour sur investissement long terme. Car en effet, en leur donnant accès à l’électricité il permet à ces personnes d’avoir accès à l’éducation ou encore à pouvoir travailler de chez eux, générant ainsi de nouveaux revenus pour eux à moyen terme.

  • Principe n°6 : PASSION

Suivre son cœur, plutôt que sa raison.

Massoud Hassani a suivi son cœur et remonter le temps de ses souvenirs d’enfants pour permettre aux enfants Afghans de jouer dans leur région, sans risquer les mines antipersonnelles. En s’inspirant des virevoltants, il a développé un produit simple et peu cher mais aux impacts oh combien important : le Mine Kofon.

 

Être un entrepreneur, un designer ou un dirigeant Jugaad c’est donc appliqué l’un ou plusieurs de ces principes à votre business model, à vos projets ou encore à votre management.

Optimiser les ressources pour répondre à un maximum de besoins fondamentaux comme le propose l’innovation frugale, semble être une bonne démarche pour tendre vers une économie circulaire et régénérative.

 

 

Formation à l’innovation Jugaad

Afin de transmettre les principes clef de cette (nouvelle) manière d’innover et les clefs pour agir, l’École nationale supérieure de création industrielle–Les Ateliers propose des formations courtes en formation continue. Cette formation est dispensée par Nicolas Buttin co-fondateur de Innovate With Nature, ou Justine Laurent, directrice chez Wiithaa.

En tant qu’agence de design circulaire, travailler en partenariat avec l’ENSCI et Nicolas pour enrichir nos offres de formations économie circulaire avec l’approche Jugaad est selon nous essentiel. Et en complément des formations économie et design circulaire, ce module vous permet de vous reconnecter avec votre créativité, pour mieux innover.

Cette formation de 3 jours vous propose d’aller étape par étape vers une application des principes Jugaad.

  • La 1ère journée de formation est une journée d’acculturation
  • La 2ème est d’avantage méthodologique, on y parle notamment de biomimétisme, design circulaire ou design thinking
  • La 3ème et dernière journée est celle de l’application

L’objectif de cette formation Jugaad est de reconnecter les formé.es avec leur ingéniosité et leur sens du bien commun notamment dans le développement de produits et services. Car c’est là qu’on les a trop souvent mis de côté.

 

Participants lors de la dernière formation Jugaad à l’ENSCI : exercice de cartographie des ressources matérielles, humaines ou immatérielles abondantes à Paris.


Inscrivez-vous à la prochaine session de formation Jugaad : l’innovation à fort impact social et environnemental.
Ou contactez-nous pour réfléchir ensemble à comment l’économie circulaire mise au service du bien commun, peut vous permettre de créer des valeurs.
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Formation continue économie circulaire à l’ENSCI 3

L’ENSCI-Les Ateliers est l’École nationale supérieure de création industrielle, une école de design classée parmi les meilleures au monde (selon le Red Dot Design). L’Ecole forme aussi bien des étudiants que des professionnels dans le cadre de la formation continue.

Forte de plus de 30 ans d’expérience dans la formation, l’école propose des programmes diplômants et certifiants qui vont de la création industrielle et du design de produit au design numérique, d’espace, de communication ou de service. L’ENSCI a une approche de la formation et de l’apprentissage singulière : celle de remettre la création au cœur du processus.

C’est de cette particularité qu’elle tient son nom ainsi que sa renommée, et selon nous une grande partie de sa qualité. Ce ne sont pas les étudiants et alumni qui diront le contraire.

Pour celles et ceux qui y étaient, nous intervenions à l’ENSCI en 2016 dans le cadre du Disruptive Innovation Festival de la Fondation Ellen MacArthur sur le sujet “Comment l’économie circulaire change positivement les business models ?“.

De la formation initiale à la formation continue

Afin de répondre à des besoins d’apprentissage, d’évolution ou de montée en compétences à différentes étapes de la carrière professionnelle, les programmes de l’ENSCI vont de la formation initiale (grade de Master) à la formation continue, avec des Mastères spécialisés et des formations courtes.

C’est sur ce dernier point que nos chemins se croisent.

Plus jeunes que les deux Masters en Création industrielle et en Design textile, les Mastères spécialisés et formations courtes répondent à des objectifs différents, ou en tout cas complémentaires. Ils sont destinés à un public plus expérimenté tels que des salariés ou dirigeants d’entreprises, des créateurs ou des personnes en reconversion. À travers ce programme l’idée est avant tout de révéler, inciter et anticiper les tendances et nouvelles pratiques tant sociales, qu’environnementales ou techniques pour transformer les organisations, grâce au design et à la création.

L’économie circulaire, au cœur des nouvelles tendances

Parmi ces “tendances et nouvelles pratiques”, la gestion des ressources et la valorisation des produits en fin de vie doivent être compris, anticipés et actionnés dans tout processus d’innovation.

En effet, le design s’il est utilisé à bon escient, est un outil puissant qui permet d’adopter une vision systémique des impacts des activités humaines et de toute création. Cela dans le but d’assurer une création de valeur(s) à la fois sociale, environnementale et économique.

Intégrer la fin de vie des ressources, les impacts négatifs de nos produits sur les écosystèmes ou la relocalisation des chaînes de production et de valeur, sont des principes qui font partie intégrante d’une économie que l’on veut circulaire. Cette économie circulaire peut être appliquer tout au long du processus de conception et d’innovation à travers : le design circulaire.

Pour permettre à ses formés de s’initier et de pratiquer l’économie circulaire, l’ENSCI a fait appel à Wiithaa pour proposer des formations courtes sur l’économie circulaire. L’une générale, l’autre sectorielle dédiée aux acteurs du bâtiment et de la construction.

Ces formations courtes proposées en parallèles de nos programmes de formation en économie circulaire, sont dispensées dans le module “Développement durable et design” de l’école.

Geneviève Sengissen, Responsable du service Formation Continue à l’ENSCI, nous partage son avis sur la question du “pourquoi mettre à l’honneur l’économie circulaire dans le cycle de l’ENSCI ? :”
La nouvelle programmation de la formation continue de l’ENSCI-Les Ateliers devait saisir la question du développement durable, car l’établissement “a pour but d’assurer, à l’occasion d’activité de production, la formation et la recherche en matière de conception de produits et de création industrielle”, dans une pratique humaniste et un esprit de développement durable.
Pour changer les paradigmes de la conception des matériaux, produits et organisations, les bonnes pratiques ne suffisent pas (encore) aujourd’hui. Il faut qu’elles s’accompagnent de modèles économiques vertueux et rémunérateurs pour leurs acteurs, sans quoi il est difficile de les implémenter réellement.  L’économie circulaire permet de concilier des valeurs et objectifs durables, tant pour les communautés humaines que leur environnement et le vivant, en s’inspirant des cycles naturels ou tout se transforme et devient ressource renouvelable et renouvelée.

 

Une formation en collaboration ENSCI/WIITHAA

Les formations proposées par Wiithaa dans le cadre de la formation continue de l’ENSCI-Les Ateliers, ont pour objectif de transmettre les fondamentaux de la pensée circulaire et systémique, ainsi qu’un maximum d’outils d’application pour enfin passer à l’action. Parmi ces “clef pour agir” et “outils d’application” Wiithaa présente entre autres de nombreuses initiatives inspirantes, étudiées dans leurs projets ou repérées à l’international, et partage son savoir-faire et sa méthodologie d’application Circulab.

Les deux principales formations pour lesquelles Geneviève Sengissen nous fait confiance, sont design circulaire et économie circulaire et bâtiment durable.

Ces formations sont destinées à des professionnels du domaine de l’innovation, du marketing, du design ou à des dirigeants d’entreprises qui souhaitent  donner un nouveau souffle à leurs activités ou avoir un impact positif sur leur écosystème.

Retours d’expérience de formés

“La formation pour savoir VRAIMENT de quoi on parle.” Gwenaëlle Rebouc, co-fondatrice de Fairly, studio de design.

 

« Vraie connaissance du sujet. Plutôt dynamique. Bonne progression de la formation ».

 

L’ensemble des ces formations sont animées par Justine Laurent et/ou Brieuc Saffré, tous deux formateurs associés de Wiithaa.

Les formations sont éligibles au CPF et finançables par les OPCA.

Pour toute information et inscription :  formation-continue(at)ensci.com

Pour s’inscrire à nos formations économie circulaire, c’est par ici.

Justine Laurent conférence économie circulaire
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La formation pour activer l’économie circulaire 0

« Les entreprises qui ne feront pas d’effort, seront amenées à disparaître. »

Olivier Weymann, dans le podcast Activer l’économie circulaire

Une formation économie circulaire, pour quoi faire ?

Valorisation des déchets, mutualisation des actifs, éco-conception… sont des termes qui ne sont plus réservés aux réunions, conférences ou post LinkedIn sur l’environnement ou le développement durable, mais qui émergent de plus en plus dans les discussions autour de l’innovation ou de la viabilité des organisations. Ces différents termes font références à quelques principes d’un nouveau paradigme : l’économie circulaire.

Que ce soit d’un point de vue de l’approvisionnement en ressources, des déchets générés lors des processus industriels ou de la fin de vie des produits, composants et matériaux, la question des impacts écosystémiques des activités humaines a grand besoin d’être rapprochée de celle des impacts économiques.

Permettre aux équipes d’activer l’économie circulaire

Le problème est que nous sommes nombreux à nous demander « Comment intégrer des principes plus vertueux et responsables à notre création de valeurs, de manière proactive et autonome ? »

Car il est courant de souhaiter « faire attention à la planète », il est naturel de désirer la bonne qualité de ce que l’on mange ou respire mais il est moins facile d’associer ces besoins à nos activités, notre entreprise ou nos projets et encore moins de prendre les devants pour le faire de manière proactive et novatrice.

Il ne faut pas juger la nature selon nous, mais selon elle.

Blaise Pascal

Selon nous, le changement de paradigme est nécessaire et possible si nous parvenons à impliquer, inspirer et coordonner le passage à l’action. Nul ne sert de repartir de zéro. La nature n’est jamais repartie de zéro. Mais il est important d’évoluer et de faire évoluer.

La formation, un outil pour l’évolution des organisations.

Conscients de la complexité du design circulaire, qui intègre de nouveaux critères à la conception, et de cette nécessaire évolution des organisations et des parties prenantes, la formation est pour nous un bon moyen de poser la première brindille à la construction du nid.
En vue de la conception d’un nouveau produit ou service, de la transformation d’un business model ou d’un lancement sur un nouveau marché, former les équipes et parties prenantes aux principes clefs de la méthodologie qui sera appliquée par la suite est une bonne manière d’en assurer l’efficience et les impacts.

  • Nos formations économie circulaire permettent tout d’abord de faire monter les équipes en compétences sur les fondamentaux tout en valorisant leurs connaissances et expériences aussi bien techniques qu’humaines. Cela permet d’améliorer plutôt que de remplacer.
  • Nos formations permettent également aux formé(e)s d’acquérir de nouveaux réflexes et méthodologies à mettre en pratique au quotidien mais également dès la conception et le lancement de nouveaux projets. Cela permet de faciliter l’autonomie et l’action directe plutôt que la dépendance.
  • Nos formations économie circulaire permettent enfin d’inspirer et de développer la créativité pour pouvoir se projeter plus facilement et ainsi assurer une application sur le long terme. Cela favorise la proactivité plutôt que la peur ou la contrainte.

 

La formation n’est pas une fin en soi, c’est selon nous une première étape dans l’expérimentation et la conception des systèmes de demain.

Ainsi, en amont d’un service de conseil, d’un atelier d’idéation ou d’un design sprint, nous formons vos équipes et parties prenantes aux fondamentaux de l’économie circulaire, avec un angle d’approche clair, et initions ainsi un changement de paradigme sous le thème de la collaboration et de l’action.

L’Oréal l’a fait et a formé ses “Grands Potentiels” à l’économie circulaire. Découvrez la formation économie circulaire pour les équipes de L’Oréal.

Découvrez nos programmes de formations sur la page dédiée ou contactez-nous.

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Retour d’expérience de stage 0

Étudiant en 4ème année à la Web School Factory en spécialisation design UX/UI, Félix a été stagiaire au sein de l’agence pendant 6 mois. De juillet à décembre 2018, il a travaillé avec nous dans l’antenne parisienne sur le développement et le positionnement des sites internet, la conception de serious game et méthodologies d’innovation. Il nous partage son expérience et ses premiers pas dans l’univers du design circulaire.

Quel est ton parcours ?

Après un Bac ES puis une année sabbatique à Londres, j’ai intégré la Web School Factory, une école de management dans le digital qui allie le marketing, le design et le développement web. Je suis actuellement en 4ème année en spécialité Design UX/UI.

Pourquoi as-tu choisi Wiithaa ?

J’ai d’abord découvert l’annonce grâce à Julien Champagne le responsable de la majeur design à la Web School Factory, je me suis ensuite dit que le design circulaire était un mode de pensée encore nouveau et peu connu en France et cela m’intéressait. L’environnement low tech par rapport au milieu du numérique dans lequel je baigne me permettait aussi de sortir de ma zone de confort et ce challenge m’excitait. 

Quelles ont été tes missions et responsabilités tout au long de ce stage ?

Le fil rouge de mon stage a été de repenser la présence online de Wiithaa et de ses différentes marques puis de l’améliorer en modifiant, développant ou créant les sites web. Cependant, mes responsabilités ne se sont pas arrêtées ici et mes missions ont été très variées. C’est ce que j’ai aimé; animation d’ateliers de créativité, conception de serious game, participation à des conférences, design graphique et data visualisation…

Peut-être un projet dont tu souhaiterais nous parler en particulier ?

L’audit de l’existant et la création des sites web ont été très intéressant car j’ai beaucoup appris en autonomie et le dialogue avec Justine et Brieuc sur ce projet a été très enrichissant. Aussi, ma participation à la création d’un serious game sur la chaîne de valeur circulaire et les opportunités marchés, m’a permis d’appliquer les techniques de créativité, que je connaissais, dans un contexte nouveau et concret. La présentation, les observations et différents tests, le design graphique et les améliorations du jeu ont permis d’arriver à un résultat dont nous sommes fiers. 

En tant que designer, que t’as apporté ce stage ? Tant d’un point savoir-faire que savoir-être ?

Comme présenté plus haut, j’ai pu travailler en grande autonomie sur les différents projets ce qui m’a permis de m’exprimer et de partager mes compétences. J’ai beaucoup appris en me documentant dès que je me confrontais à un problème car l’équipe est dans une logique d’amélioration continue et de droit à l’erreur. C’est très gratifiant de prendre le temps et de réussir à régler les problèmes par soi-même, sans jugement, et ça permet d’évoluer. 

Et pour après ?

Ce stage m’a permis de confirmer que je prenais la bonne voie, celle du design et de l’innovation, avec ce nouvel exemple d’application dans un cadre professionnel. J’ai pu expérimenter la méthodologie design dans un nouveau contexte ce qui m’a permis d’enrichir mes connaissances et d’être sûr que c’était la voie que je voulais prendre. 

Et pour finir, quelle vision du design circulaire souhaites-tu partager à l’avenir ?

Pour ce qui est de mon milieu actuel, le monde du digital, le design circulaire est encore très peu développé et développable tel quel. Cependant, en tant que designer, je pense qu’il est de notre responsabilité d’être conscient de ce qu’est le design circulaire si nous voulons vivre dans un monde qui a de l’avenir. L’enjeu de viabilité et de résilience est plus que jamais présent.

Felix nous partage son retour d’expérience de stagiaire en design circulaire.
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