Valorisation de déchets

Valorisation de déchets

Les biodéchets, trop précieux pour être jetés ! 1

Quel est le point commun entre les épluchures des pommes utilisées pour cuisiner votre tarte de dimanche dernier… et le marc qui restera de la tournée de café servie à vos invités pour accompagner ce dessert ? Le point commun est que ces biodéchets finiront dans la majorité des cas par être jetés, et donc à terme enfouis ou incinérés.

Qu’est-ce qu’un biodéchet ?

C’est aux déchets de cuisine que l’on pense spontanément, en effet les épluchures de légumes, coquilles d’œufs et autres restes alimentaires sont des biodéchets. Cependant certains déchets verts du jardin type taille de haie, tonte de gazon ou feuilles mortes rentrent aussi dans cette catégorie. Il en est de même pour le marc de café ou votre thé infusé. De manière générale, les biodéchets sont définis comme “des déchets organiques issues de ressources naturelles végétales ou animales”, et par nature, biodégradables.

Aujourd’hui ils remplissent un tiers de nos poubelles d’ordures ménagères. Cela signifie que l’on incinère, enfouit ou stocke en décharge des ressources qui pourraient, en retournant à la terre, enrichir les sols. Et ce, presque sans effort. C’est dommage non ?

La valorisation des biodéchets est simple : en énergie, en compost…
La mission de Wiithaa étant de faire disparaître la notion même de déchets, elle prend encore plus son sens quand il s’agit de déchets biodégradables. C’est à dire, de ressources naturelles. Il suffit juste d’y penser et de mettre en place les bons gestes pour le permettre.

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !

Avant toute chose, il est nécessaire de rappeler que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.
Au niveau mondial, un tiers de la nourriture produite est jetée. Aliments non consommés car jamais mis en rayon, car jamais vendus, car achetés mais oubliés dans le réfrigérateur… Ce gâchis de ressources, que l’on achète pourtant au kilo, pourrait être évité à la source. Dans le podcast Activer l’Economie Circulaire numéro #19, nous rencontrions Jean Terlon, Artisan-Cuisinier Chef du restaurant Le Saint Pierre, ennemi juré du gaspillage alimentaire Jean nous livre ses meilleurs conseils pour apprendre à cuisiner et manger tout ce qui peut l’être.

Des chips d’épluchures de carottes au velouté de fanes de radis par exemple, les possibilités sont multiples et délicieuses. Au cours du podcast, le chef Jean Terlon met en lumière le fait que l’être humain jette systématiquement et sans se poser de question parfois plus de la moitié du produit qu’il vient pourtant d’acheter.

« La cuisine c’est l’art et la manière d’accommoder les restes. »

Un autre réflexe à adopter au quotidien pour limiter le gaspillage alimentaire et de bien comprendre les dates limites de consommation indiquées sur tous les produits alimentaires préemballés. En effet, il est nécessaire de bien distinguer la date limite de consommation (DLC) après laquelle le produit sera considéré comme impropre à la consommation, et la date de durabilité minimale (DDM) après laquelle l’aliment peut donc encore être commercialisé et consommé. L’aliment peut en revanche avoir perdu tout ou partie de ses qualités : goût, texture…mais sa consommation ne menace pas votre santé.

Cette mise au point faite, quid des produits organiques qui ne peuvent pas où plus être ingérés par l’homme ?

Chez Wiithaa, notre raison d’être est de faire disparaître la notion de déchet.
La tâche peut sembler plus difficile lorsque l’on parle de déchets existants à base de plastique ou encore de métal… Mais Il faut dire que certains « déchets » nous facilitent la tâche de par capacité à se bio-dégrader, ou mieux, à régénérer les écosystèmes naturels.

Et si on changeait notre regard sur ces déchets ?

Une pomme tombée de l’arbre, si elle n’est pas ramassée, servira de repas à une mésange par exemple, puis à des vers de terre ou encore beaucoup d’autres petits organismes qui vivent sous nos pieds. Le dernier – mais pas le moindre – à en profiter sera l’arbre, nourrit et régénéré par les nutriments produits par les micro-organismes, à même la terre, qu’il absorbe par ses racines.
Un des avantages de ce qu’on appelle les biodéchets, c’est qu’ils ont la capacité de “pourrir” c’est pourquoi on les appelle également putrescibles ou fermentescibles. C’est ici que ce trouve toute leur richesse car le retour au sol de ces matières organiques contribue au maintien de la fertilité des sols. L’espèce humaine a pris pour habitude de jeter aux ordures ménagères une partie de l’aliment qu’elle pense non comestible ou qu’elle ne souhaite pas manger. Des éléments qui, dans la nature s’intègrent pourtant parfaitement. Ce qui vient de la nature retourne à la nature… Appliquer ce cycle vertueux à nos activités humains est du biomimétisme. Et c’est après tout, l’un des principes fondateurs de l’économie circulaire.

Valorisation des biodéchets : où en est-t-on ?

Depuis quelques années la valorisation des biodéchets est un sujet de plus en plus évoqué. Au-delà de l’engagement sociétal qu’il représente à l’échelle individuelle, c’est au niveau réglementaire que les lignes bougent. En effet, la « loi Grenelle II » du 12 juillet 2010 rend obligatoire la mise en place d’un tri à la source en vue d’une valorisation de type organique pour les gros producteurs ou détenteurs de biodéchets. Si aujourd’hui seules les grosses structures sont concernées, d’ici 2025 tous les restaurateurs le seront, ils auront alors l’interdiction de jeter les biodéchets aux ordures ménagères et devront trouver des solutions de valorisation, ou mieux, éviter le gâchis.

Avec un train d’avance sur les réglementations, et avec la volonté de faire bouger les choses, certaines initiatives se lancent pour répondre à cette problématique. C’est le cas de l’association nantaise la Tricyclerie lancée à Nantes en 2016 par Coline Billon. La structure avec l’aide de nombreux bénévoles propose aux restaurants de venir collecter leurs biodéchets à vélo pour aller les déposer dans les composteurs collectifs des différents quartiers de la ville. En plus d’une solution clé en main pour les professionnels, ce projet favorise le lien social, l’entraide et la mobilité douce.

Une autre initiative inspirante que l’on aime chez Wiithaa (il faut dire que le projet est Montreuillois) est celle de Brewstick. Depuis 2015, cette jeune entreprise récupère la drêche de bière chez les brasseurs pour en faire des petits gâteaux apéro aux saveurs originales. Anti-gaspi, circulaire et délicieux !

Pourquoi et comment valoriser ses biodéchets ?

Les biodéchets sont composés de beaucoup d’eau. D’un point de vue pratique, c’est autant de volume et de poids qui auraient pu être retirés de la poubelle s’ils avaient été valorisés. En effet, pourquoi enfouir ou incinérer ces biodéchets en mélange avec toutes nos autres ordures ménagères, alors que ceux-ci peuvent se décomposer dans la nature, régénérer ainsi les écosystèmes, ou encore devenir une source d’énergie ?

Il existe différents procédés de valorisation des déchets organiques, à estimer selon la taille du gisement et ce que l’on souhaite en faire.

Pour les gros gisements, qui concernent principalement les restaurateurs, la restauration collective ou encore les structures agricoles, la technique de la méthanisation est de plus en plus utilisée. Cette technique consiste à stocker les biodéchets en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène et de lumière, permettant une double valorisation de la matière. Premièrement, la dégradation des biodéchets par les micro-organismes permet la création d‘un biogaz utilisable en chauffage, électricité, ou encore carburant. Une fois le biogaz récupéré, le résidu de matière, appelé digestat pourra lui, être épandu dans les champs afin de nourrir les sols. (Source : Ademe)

Une autre technique, plus connue, particulièrement du grand public, est celle du compostage. Le compostage est un procédé biologique qui permet la dégradation accélérée de déchets organiques pour produire du compost, permise par la fermentation ou l’action d’éléments comme les lombrics.
Par exemple, en installant un bac composteur (un bac dans lequel nous mettons un mélange de matières organiques plus ou moins sèche) en extérieur, directement sur le sol, les organismes vivants déjà présents dans les sols, principalement les lombrics, iront dans le bac pour se nourrir et ainsi permettre la décomposition rapide des matières et la production de compost. Ce compost, est une terre homogène qui fera un très bon engrais naturel.
Cette solution peut être pratiquée à petite ou moyenne échelle mais nécessite un certaine gestion afin d’assurer un bon équilibre entre les éléments riches en carbone (paille, sciure de bois, broyat végétal…) et ceux riches en azote (déchets de cuisine, tonte de pelouse…). Le compostage est une pratique qui se développe de plus en plus, que ce soit aux environs des habitats collectifs, proche des écoles ou encore des restaurants d’entreprises. Plus récemment, les bacs à compost collectifs ont fait leur apparition dans les jardins partagés.

D’autre part, à plus petite échelle si vous disposez d’un minimum de jardin, quelques poules seront ravies de vous débarrasser de vos biodéchets et vous fourniront même en échange quelques œufs frais.

Mais alors lorsque l’on a ni jardin ni composteur collectifs aux environs, quelles solutions existent ? L’une d’elle est de se procurer un lombricomposteur à mettre dans la cuisine. Cela fonctionne sur le même principe que le composteur mais dispose de tiroirs afin de permettre aux lombrics de passer d’un étage à un autre pour se nourrir au mieux obtenir un compost de qualité. A ce propos, la ville de Paris s’engage en faveur du compostage urbain et offre à l’occasion des composteurs à quelques chanceux, inscrivez-vous il ne reste plus que quelques jours avant la fin de l’opération.

Outre toutes ces solutions existantes, à vous de faire preuve de créativité pour donner une seconde vie à ces déchets organiques. Dans les bureaux de Wiithaa par exemple, nous déposons nos biodéchets dans la terre de nos plantes d’intérieur que les lombrics ingèrent et transforment en nutriments. Le compost est donc produit à même la terre, la rendant riche et résistante, pour le plaisir de nos plantes !

Et Wiithaa dans tout ça ?

Convaincus de la possibilité de réduire le gaspillage à la source, mais également de l’intérêt de valoriser les ressources restantes, nous poussons le sujet depuis déjà plusieurs temps.

En début d’année, nous organisions les 2ème Rencontres de l’économie circulaire sur ce thème, réunissant plusieurs parisiens curieux d’échanger sur le sujet. Suite à cette première rencontre, nous organisions un atelier de créativité avec Circulab pour identifier des solutions de valorisation des déchets organiques en appartement.

Ces deux évènements économie circulaire ont été l’occasion pour nous d’obtenir des premiers retours sur un projet de jardinière que nous développons en interne. Un projet qui permettrait de proposer aux urbains parisiens de s’inscrire dans une économie circulaire et régénérative.
Les différents retours et enrichissements de la part des participants à ces évènements et de nos partenaires, nous ont permis d’avancer sur ce projet d’innovation optimale pour lequel nous vous donnerons plus de détails très vite !

 

Vous êtes restaurateur ? Consultez le guide de l’UMIH concernant la gestion des biodéchets en restauration

 

Sources :

https://agriculture.gouv.fr/antigaspi-tout-savoir-sur-les-dates-limites-de-consommation
https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/fiche-technique-methanisation-201502.pdf)
http://optigede.ademe.fr/biodechets

Valorisation de déchets

Et si la consigne était la solution pour inscrire les emballages dans une économie circulaire ? 0

La consigne, késako ?

La bouteille de lait déposée au pas de la porte par le laitier, récupérée une fois vide… ça vous rappelle quelque chose ? Une pratique d’un « ancien temps » ?bouteille-verre-consignée-économie-circulaireEn France, jusqu’au début des années 80, chaque boisson vendue dans une bouteille en verre pouvait être rendue vide au magasin en échange de quelques centimes. Une bouteille pouvait ainsi être utilisée jusqu’à 50 fois ! Un système ingénieux qui permettait au contenant d’être lavé puis remis dans le circuit pour être revendu plein en points de vente. Mais ça, c’était avant. L’émergence du plastique et la démocratisation du système linéaire ont conduit à une multiplication des emballages, principalement en plastique, à usage unique entrainant progressivement la quasi-disparition de la consigne en France.

Pourquoi préférer la réutilisation au recyclage ?

En 2017, Les Européens produisaient environ 25 millions de tonnes de déchets plastiques par an, la grande majorité ayant été produite pour servir la fonction de contenant, d’emballage ou encore de sur-emballage. Du côté du verre, matériau plus solide et théoriquement utilisable plusieurs fois… on apprend qu’en France, 2,3 millions de tonnes de déchets en verre sont produits par an, soit 49,6% du poids total des déchets ménagers en France. Cela prête à la réflexion.

Bien qu’aujourd’hui en France une grande partie des emballages soit recyclée et utilisée : le taux de recyclage des emballages plastique s’élève à 22,2% et le taux d’utilisation du verre recyclé est de 58%, – ces chiffres qui semblent positifs, sont à nuancer.
En effet, bien que très “à la mode” et socialement accepté, le recyclage n’est pas la solution la plus vertueuse tant sur l’aspect environnemental qu’économique, si on la compare à d’autres solutions de valorisation. En effet, réutiliser les contenants en verre permet d’éviter l’utilisation de nouvelles ressources (eau, sable..) et réduit de 75% la consommation d’énergie primaire par rapport au recyclage. Enfin, en supprimant la notion de déchet, la réutilisation permet d’éviter la pollution liée aux déchets en verre et résidus plastiques présents dans la nature qui ont impact négatif considérable sur la biodiversité.

Pourriez-vous me citer un moyen qui permet la réutilisation de contenants à petite et grande échelle  ?

Et oui, la consigne évidemment ! Au-delà de son impact moindre sur l’environnement, la réutilisation par la consigne apporte de nombreux intérêts économiques. Pour le consommateur tout d’abord, acheter un produit dans un emballage consigné revient à ne payer que l’essentiel. Les organismes publics y trouvent également leur compte car tant qu’il est réutilisé, le verre est extrait des filières de gestion des déchets, il n’y a donc plus de coût pour la collectivité qui peut ainsi baisser le montant de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Enfin, l’intégration de centres de collecte et de stations de lavage dans la chaîne logistique de valorisation est un facteur de création d’emplois locaux.

Les défis environnementaux, économiques et sociaux nous amènent à nous tourner vers de nouveaux modèles ou à remettre d’actualité des anciennes pratiques, plus vertueuses.
Finalement, un retour aux bonnes habitudes ne serait-il pas souhaitable ?

Consigner ses emballages, oú en est-on ?

En Allemagne, le système de consigne n’a jamais cessé d’exister (quelques exemples ici). Toujours en quête de faire mieux que son voisin, la France s’y remet. Petit à petit les initiatives fleurissent. La consigne peut aujourd’hui se retrouver sous plusieurs formes et dans différents secteurs. En effet, il s’agit d’aller plus loin que les bouteilles en verre du laitier. La consigne peut concerner la distribution de tout autres liquides, de produits solides et finalement, de tous produits avec des contenants : les Eco-cup que l’on retrouve dans tout festival qui se respecte, les soins cosmétiques de CoZie, en encore le système Loop dans la grande distribution…

Vous avez certainement vu des « épiceries vrac » se créer autour de chez vous ? Figurez-vous que la tendance du vrac va de pair avec la consigne, elle permet tout bonnement d’accéder aux produits en vrac sans produire aucun déchet. L’entreprise lilloise Jean Bouteille en est le parfait exemple : Jean Bouteille associe la vente en vrac de liquides à la bouteille réutilisable et consignée pour permettre aux consommateurs d’acheter des produits liquides alimentaires ou non, sans générer de déchets. L’entreprise a récemment annoncé la sortie de sa station de bière pression en vrac !Et ça ne s’arrête pas là ! La jeune entreprise GreenGo souhaite remettre au goût du jour la consigne pour les plats à emporter, un produit de plus en plus acheté par les Français chaque année. Comment ça se passe ? Le client va acheter son plat au service traiteur – de Biocoop par exemple -, le consomme, et récupère un avoir valable dans le magasin, s’il rapporte son contenant vide après utilisation.

Vers qui se tourner pour lancer un projet de consigne ?logo réseau consigne

Ce ne sont que deux exemples parmi de nombreuses initiatives qui voient le jour en France ces dernières années. Comme toute démarche ayant le vent en poupe, un réseau d’acteurs s’est formé autour de la consigne. En effet, les porteurs de projets peuvent compter sur le soutien du Réseau Consigne ; né en 2012, il s’inspire et soutient les initiatives locales qui lancent des projets de consigne. Entreprises, associations et collectivités se rassemblent au sein du réseau et se mobilisent pour développer la consigne partout en France.

Zero Waste France, l’un des partenaires fondateurs du Réseau Consigne, est une association citoyenne et indépendante qui sensibilise, communique et propose des solutions pour lutter contrôle le gaspillage et la sur-production de déchets. Zéro Waste France participe avec l’Ademe et de nombreux autres acteurs à une expérimentation « retour à la consigne » pour tester la faisabilité et l’intérêt d’un retour de la consigne pour les particuliers.

 

picto-consigneLe pictogramme reconnu par le Réseau Consigne identifie les bouteilles et emballages consignés en France, si vous le voyez sur un contenant, surtout ne le jetez pas, une longue vie l’attend… le déchet est une ressource !

En plus de ces réseaux, si souhaitez vous lancer dans un projet de consigne ou intégrer la consigne au fonctionnement de votre structure, Wiithaa vous accompagne pour repenser votre modèle économique et/ou votre contenant, ainsi que toute l’expérience utilisateur qui est liée au parcours d’achat. N’hésitez pas à nous contacter !

 

Retour sur notre dernier évènement dédié à la consigne.

Comme vous le savez, nous organisons les « Rencontres de l’économie circulaire » une fois par trimestre pour aborder dans un cadre informel l’économie circulaire à travers différents thèmes. Parmi ceux déjà traités : le textile ou encore les biodéchets. Devant l’importance que prend le sujet de la consigne en France, et les nombreuses opportunités qui y sont liées, nous avons eu envie de faire avancer les choses en organisant un MeetUp sur ce thème. Ca s’est passé le 13 mars, à la Maison du Zéro Déchet à Paris.

Durant la rencontre, le retour d’expérience de Mathilde De Bortoli, représentant  Jean Bouteille devant la vingtaine de participants, a mis en lumière l’importance de la responsabilité du consommateur pour le bon fonctionnement d’un système de consigne. Puis, Lucas Graffan, fondateur de GreenGo, a lui insisté sur le fait qu’il est important de bien penser les caractéristiques du contenant car elles sont déterminantes pour éviter des frais de logistique trop élevés. La mutualisation des ressources et la co-création entre les parties prenantes sont deux autres aspects qui ont été pointés comme primordiaux dans l’équation.

Suite à un atelier de créativité quelques bonnes idées sont ressorties, comme par exemple se greffer aux flux logistiques existants des Relais-Colis ou de la Poste pour mutualiser les trajets et éviter ainsi les retours à vide des camions. Ou encore imaginer un système de récompense en magasin pour inciter le consommateur à la réutilisation autonome.

Des interventions intéressantes, de belles idées idées et du cidre… que demander de plus ?

On se voit au prochain MeetUp ?

La synthèse du MeetUp #3 sur le thème de la consigne est à retrouver ici
Vous souhaitez participer au prochain MeetUp ? Rejoignez-nous !


Vous souhaitez repenser la distribution de vos produits ou concevoir une nouvelle offre autour de la consigne ? Contactez-nous.
Green urine in Amsterdam
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Transformer des toilettes publiques en sources de fertilisants 0

Derrière notre ton un peu solennel parfois, l’upcycling, c’est avant tout une démarche fun pour transformer la contrainte en opportunités. En effet, l’aspect désirabilité est quelque chose d’essentiel et c’est ce que vient de démontrer le gestionnaire de l’eau d’Amsterdam avec un dispositif particulièrement original et impliquant. En effet, les habitants sont invités à venir uriner dans des toilettes publiques, leur contribution permet alors d’extraire du phosphore qui sera alors utilisé comme fertilisant pour les jardins de la ville et les fermes aux alentours.

amsterdam-urinals-fertilizer

Jusqu’à maintenant, le phosphore posait de gros problèmes pour les infrastructures puisqu’il formait des cristaux qui bloquaient les tuyaux de la ville. Bien sûr, la ville aurait pu initié un autre processus pour détruire directement ces surplus. Néanmoins, en prenant un angle de vue un peu plus écosystémique, la ville s’est rendu compte que la plupart des sources conventionnelles de cet élément chimique étaient épuisées et que le phosphore en plus ne peut pas être fabriqué.

Regardez plutôt le résultat :

L’expérience va permettre aux agriculteurs locaux de s’approvisionner en fertilisants de façon beaucoup plus simple. L’expérience a des chances d’être prolongée puisque les officiels estiment que l’urine de la ville pourra fertiliser une surface équivalente à 10 000 terrains de football.

Alors, à quand ce type de dispositifs lors des festivals d’été en France ? 😉 Ça serait un bon début…

Via FastCoExist.

Un atelier upcycling avec des enfants.
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Atelier upcycling à Tourcoing 1

Mercredi 12 novembre à Tourcoing, à la demande de Vilogia, Wiithaa en collaboration avec Marc Bony et Fabien Jonckheere a organisé et animé un atelier upcycling. En parallèle d’une journée déchetterie mobile où les habitants du quartier étaient invités à déposer leurs encombrants, nous invitions petits et grands à retaper, restyliser, bref à upcycler et réutiliser leurs objets plutôt que de les jeter.

Nous avions embarqué Mouarf au passage, voici le résumé de cette journée en vidéo.

Wiithaa-Atelier Upcycling de Lille-Novembre 2013 from Wiithaa

Des objets dessinés à réutiliser
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Le village du réemploi à Lille 0

Excellente initiative à Lille puisque ce samedi a lieu le village du réemploi, une bonne chance pour permettre à tous de donner une nouvelle vie aux objets :
Le 16 novembre de 10h à 18h, apportez vos objets laissés au placard pour leur donner une seconde vie:
habits, livres, vélos, téléphones, ordinateurs…
Profitez-en pour participer à des ateliers de création et de “bidouille” autour de matériaux de récupération !

L'affiche du village du réemploi 2013 à Lille

Rendez-vous au Village du Réemploi
16 novembre 2013 – 10h/18h
Salle Philippe Noiret, 100 rue de l’Abbé Aerts – Lille Wazemmes

via Fabien

Livre : Bricole et récup'
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Un livre pour enfant mélant DIY et upcycling 0

Fabien Jonckheere, avec qui nous avions collaboré sur Lille 3000 notamment, est sur le point de sortir un livre très bien fait pour les enfants. En mélant le Do It Yourself et l’upcycling, Fabien permet aux petits de réaliser des animaux à partir d’objets du quotidien. Entièrement illustré, ce livre sera l’occasion parfaite pour les enfants de s’initier à la bidouille en repartant d’objets du quotidiens (cartons, pailles, bouchons, pinces, capsules par exemple).

Le livre DIY et récup de Fabien Jonckheere

Des instructions pour créer un objets

Créer un crabe en récup'

Le livre s’appelle Bricoles et monde d’animaux et est disponible sur le site de la FNAC.

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