Comment associer modèles économiques régénératifs et numérique ?

Une formation économie circulaire et numérique, pour quoi faire ?

Nous assistons depuis plusieurs années à une révolution numérique qui modifie profondément et au quotidien nos manières de communiquer, de produire, de consommer ou encore d’obtenir des informations. Si les progrès technologiques ont permis de grandes avancées dans la recherche, l’industrie, les sciences… cette révolution est à double tranchant car elle porte en elle des problématiques environnementales et sociales non négligeables.

Depuis l’avènement d’Internet, notre société s’est habituée à la rapidité et l’abondance d’informations et de nouvelles technologies, pourtant cette abondance a un coût et génère une pollution en partie invisible. D’après Greenpeace, le secteur informatique représente aujourd’hui environ 7 % de la consommation mondiale d’électricité. En plus de cela, la course à l’innovation technologique et à la nouveauté amène les industriels du secteurs du numérique à produire toujours plus de volumes et de modèles d’ordinateurs, de téléphones, de tablettes… vantant leurs avantages : plus performant, plus esthétique, plus sécurisé… Malheureusement les ressources nécessaires à la fabrication et à l’usage de ces outils numériques sont extraites dans des conditions parfois alarmantes. De plus, ces ressources ne sont pas illimités et leur fin de vie est aujourd’hui insuffisamment – voire jamais – considérée.

Face aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux liés à ce secteur en croissance depuis des décennies, l’économie circulaire apparait comme une solution pour aider les acteurs du secteur à concilier innovation, durabilité et respect des écosystèmes naturels et à s’orienter vers du numérique responsable. Le fait de repenser les usages et la durée de vie des ressources et produit, invitent aussi à mettre le numérique au service du progrès et de l’innovation, et non l’inverse. Wiithaa a donc décidé d’enrichir son catalogue de formations économie circulaire en concevant, en partenariat avec Valérie Schneider, consultante certifiée Circulab et professionnelle du sujet, une formation sur l’économie circulaire et le numérique.

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Cette formation répondra à trois objectifs principaux :

  • Identifier les parties prenantes et problématiques liées au secteur du numérique et à sa chaîne de valeur (ressources, déchets, business models)
  •  Analyser certains des meilleurs exemples et initiatives en France et à l’international (fabrication et conception, packaging, usage client, valorisation)
  • Maîtriser les principes de circularité appliqués au secteur (matériaux, approvisionnement durable, économie de fonctionnalité, éco-conception…)

Cette formation est dédiée aux acteurs du numérique, de l’électronique, des nouvelles technologies et des télécoms : fabricants, éditeurs de logiciels, ESN, distributeurs, sociétés de conseil en technologies et innovation et tous ceux qui travaillent autour des sujets du big data, de l’IA, de l’IoT, de la blockchain, de l’économie collaborative, ou encore du cloud, et qui souhaitent revoir leurs acquis et changer leurs pratiques pour que leur activité génère des impacts sociaux, environnementaux et économiques positifs.

Une industrie énergivore

Il est assez simple de se rendre compte de la pollution engendrée par l’abondance des emballages plastiques ou encore de l’industrie pétrochimique… Pour ce qui est des activités liées à la filière du numérique, c’est nettement moins évident. En effet, l’usage des outils numériques engendre une pollution en partie invisible et donc difficilement quantifiable.

Bien que l’empreinte carbone significative des outils numériques et de leurs usages ait été pendant longtemps ignorée, les médias ont enfin commencé à s’en emparer. Aujourd’hui, nous assistons à une – timide mais existant – responsabilisation des acteurs du secteurs, mais aussi des citoyens.

À l’utilisation

En effet, de par l’état intangible d’internet et des données digitales échangées, il est assez difficile de se se rendre compte des ressources nécessaires et de la pollution engendrée par exemple, par l’envoi d’un e-mail avec pièce jointe. Pourtant chaque requête internet effectuée par un habitant sur la planète consomme de l’énergie car l’information demandée a besoin d’être collectée quelque part pour être transmise ailleurs. De même, chaque fichier hébergé en ligne consomme de l’énergie puisqu’il prend de l’espace disponible dans les bases de données, qui ont elles-même besoin d’être alimentées. Sans oublier que les interfaces que sont les outils numériques (ordinateurs, téléphones, tablettes…) ont besoin d’être alimentés régulièrement pour recharger les batteries et ainsi fonctionner.

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À la fabrication

Au delà de la seule phase d’utilisation, il est important de prendre en compte tout le cycle de fabrication de ces appareils qui nous entourent. En effet, les outils numériques qu’utilisent particuliers et professionnels au quotidien impliquent pour leur fabrication l’extraction de ressources en grandes quantités, des métaux rares principalement. Cela à deux conséquences. Tout d’abord, ces produits étant le plus souvent fabriqués dans des pays où la main d’œuvre est peu chère, les conditions dans les usines ne respectent pas toujours la santé, l’hygiène ou l’éthique des travailleurs (travail des enfants, exposition à des produits toxiques…). D’autre part, la fin de vie des appareils électroniques est encore très peu traitée alors même qu’ils ne sont (évidemment) pas biodégradables et sont toxiques. En d’autres termes, ils sont enfouis, incinérés et/ou exportés dans des pays où le consommateur français ne le verra pas. Selon un rapport de l’Université des Nations Unies, en 2016 le monde a produit l’équivalent de 4500 Tour Eiffel de déchets électroniques. Une partie significative de ces déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE)  est notamment exportée illégalement vers des pays en voie de développement (Ghana, Nigéria, Pakistan…) où les habitants seront exposés au quotidien aux émanations toxiques provenant des matériaux laissés à l’air libre. Une partie des DEEE parcourt ainsi l’équivalent de deux tours du monde avant de finir sa course hors d’un circuit de revalorisation le plus souvent.

Pourtant, la situation climatique actuelle et à la médiatisation de ces sujets amènent les acteurs du secteur à revoir leurs modèles et leurs pratiques.

Comment éduquer les parties prenantes au numérique responsable ?  Comment optimiser l’utilisation de ces ressources tout en continuant de répondre à la demande ? Quid de la fin de vie de nos équipements électroniques ?

Un secteur en transition

L’importance de l’empreinte carbone du secteur du numérique étant connue, mesurée et médiatisée depuis relativement peu de temps, la transition vers des modèles régénératifs peine à se développer, mais on assiste néanmoins à une transition dans le secteur du numérique depuis plusieurs années. Au sein des entreprises, on parle de plus en plus de Green IT ou encore de numérique responsable. Les consommateurs, quant à eux, bien qu’à la recherche de toujours plus d’innovation et de nouveautés, commencent aussi à se préoccuper des impacts environnementaux et sociaux liés à l’achat et à l’utilisation de leurs équipements. C’est donc aux entreprises de faire les bons choix pour accompagner ces utilisateurs dans un usage plus responsable, et de repenser leurs chaîne de production et modèles économiques.

Face aux réglementations naissantes et à cette nouvelle exigence des consommateurs, certaines entreprises ont pris les devants en changeant leurs pratiques. Les géants du secteur, Google, Facebook et Apple notamment, se sont engagés à alimenter leurs centres de données à partir de 100% d’énergies renouvelable il y a six ans déjà. Plusieurs initiatives fleurissent également sur des modèles d’économie circulaire, c’est le cas du Fairphone, par exemple, qui est le premier smartphone modulaire, conçu pour durer. On assiste également au développement d’un marché de reconditionnement d’équipements électroniques, ou encore d’hébergeurs web plus responsables. Une communauté regroupant des startups engagées pour des technologies en phase avec la transition énergétique s’est d’ailleurs créée il y a quelques années, sur une initiative de l’Etat français : la GreenTech verte.

fair-phone-formation-économie-circulaire-numérique-wiithaaEn complément et en parallèle de tendances telles que l’économie de fonctionnalité ou encore l’économie du partage, l’économie circulaire ouvre de nouvelles voies pour innover dans le numérique à différents niveaux et échelles : les technologies de traçabilité(s) et d’optimisations logistique, la technologie blockchain, les enjeux liés au traitement et au partage des données, ou encore les smart-city. Autant de sujets qui sont plus que jamais d’actualité.

 

La formation économie circulaire et numérique vous permettra de vous approprier les principes clés des modèles économiques régénératifs afin de pouvoir les mettre en pratiques dans votre secteur. Lors de la formation, vous découvrirez des cas inspirants d’entreprises ayant prit le chemin de la circularité, une transformation leur permettant de générer des impacts positifs sur les écosystèmes humains et naturels, tout en repensant la création de valeur au sein de leurs modèles économiques.

 

Alors, qu’attendez-vous pour vous inscrire ?

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