Distribuer l’eau différemment

Que ce soit en bouteille ou en canettes, la distribution de boissons produit des tonnes considérables de déchets. Le problème des continents de plastique au milieu des océans est là pour le rappeler, même si un espoir est peut-être sur le point d’émerger… Malheureusement, aujourd’hui, les fabricants de ces boissons ne sont pas véritablement disposés à changer leur mode de distribution. La création de l’entreprise EcoEmballage, il y a 20 ans, s’inscrit plus dans la correction du système actuel, autrement dit recycler les bouteilles et autres contenants mis sur le marché plutôt que l’expérimentation de systèmes alternatifs.

Néanmoins, quelques entreprises se sont lancées dans ces fameuses expérimentations où le design thinking a été intelligemment appliqué. Par exemple, les frenchies du GobiLab avec le Gobi, une gourde personnalisable et surtout unique. En effet, au lieu d’acheter chaque jour une nouvelle bouteille ou d’utiliser un nouveau gobelet pendant seulement 3 minutes, le Gobi vous accompagne un peu partout. L’expérience va bien sur plus loin puisque un réseau, Eaupen, vous permet de remplir votre bouteille d’eau sans problème. Bien sûr, libre à vous de répertorier les bars, fontaines publiques et autres points d’eau potentiels pour permettre à vos collègues de Gobi de remplir leur bouteille lorsqu’ils en ont besoin.
Le Gobi en image
En 18 mois, 50 000 gourdes Gobi ont été distribuées, ce qui a permis de sauver 22,9 millions de gobelets sur les 4 milliards consommés chaque année rien qu’en France. Bon début !

Autre initiative intéressante, il s’agît des machines de fabrication d’eau gazeuse à domicile. Le plastique économisé Déjà plus installées que les Gobi, plusieurs marques se partagent le marché. Elles permettent de limiter le nombre de bouteilles en plastique à acheter et donc à produire et donc à jeter… Là encore, vous avez une bouteille en plastique plus solide qui, une fois remplie avec l’eau du robinet, peut être transformée en eau gazeuse. Difficile d’estimer le nombre de bouteilles économisées mais une des 2 marques distribuées en France s’est essayée…

Même dans des schémas très installés, il est possible de changer les codes. Le design permet ce changement en partant de l’écosystème dans sa globalité pour créer de la valeur partagée bénéfique non seulement d’un point économique mais aussi sociétal avec des aspects sociaux (réseaux, échanges de connaissances avec Eaupen) et environnementaux (économie de matières premières avec les 2 procédés). Bref, à qui le tour ?

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