Dimanche dernier a eu lieu le premier workshop WIITHAA. L’idée est simple: créer de nouvelles choses avec des matériaux ou des objets usagés. Les matières premières peuvent être des encombrants, des objets de seconde main ou des objets destinés à la décharge comme les palettes.
En ce dimanche, peu d’encombrants disponible à l’horizon dans les rues, nous avons donc opté pour la piste palette. D’ailleurs le marché rue d’Aligre vient de finir et une quantité impressionnante de cageots et de palettes s’apprête à être jeté par le balai des éboueurs. Nous saisissons donc notre chance en demandant à ces messieurs en vert et jaune fluo si nous pouvons réquisitionner une palette qui a l’air encore en pleine forme.Of course, no problem ! Nous voilà équipé pour la journée, reste plus qu’à rejoindre notre équipe de choc : Julien Benayoun, Cécile Plumaugat, Joseph Meidan et moi-même. Sitôt dit, sitôt fait, on commence à démonter l’armature de bois et de clous de notre gentille palette qui fait de la résistance silencieuse à nos coups de tourne vis et autre marteau qui commencent à attirer l’attention.C’est ainsi qu’un invité surprise arrive à la rescousse. Didier dit « La Puce », éboueur de métier mais qui possède visiblement des talents de bricoleur, vient spontanément nous donner un coup de main, ainsi que 2/3 coups d’huile de coude. Nous acceptons cordialement, d’autant plus qu’il a l’air bien décidé à venir à bout de notre palette. La pauvre elle commence à passer un sale quart d’heure… Et voilà, c’est presque terminé pour le démontage. Mais on s’est peut-être fait un peu vite embarqué par l’euphorie : on toujours pas d’idée précise de quoi construire. Peut-être aurions-nous mieux fait de garder quelques clous en place ! Les croquis étaient déjà en cours et on teste alors quelques pistes en faisant des prototypes de montage à même le pavé. C’est créatif mais ça n’a pas l’air facile à faire tenir debout tout ça. Autre petit détail, nous sommes en décembre et il fait déjà bien froid et la nuit pointe déjà le bout de son nez. Heureusement nous avons une solution de replis. Après avoir suscité la curiosité des riverains (et sollicité leurs oreilles), nous reprenons notre petit matériel entreposé dans la cabine téléphonique attenante et nous filons prendre un thé chez Julien (enfin dans son atelier sur les toits). Autrement dit, une pause, s’impose! La chaleur de l’Earl Grey, nous réchauffe (et soulage) les mains qui commencent déjà à fatiguer. Mais on arrête pas les travailleurs du dimanche ! Nous continuons à dessiner des pistes et à prendre les premières mesures. Finalement après la piste de l’arbre de Noël, le trépied et la chaise longue, nous optons pour une chaise en porte-à-faux qui n’a pas l’air si simple à réaliser mais qui nous donne un sérieux challenge. Tiendra, tiendra pas… Allez on essaye, on scie.Après une installation lumineuse digne des meilleurs scénographes, nous nous attelons à caler les angles et l’équilibre de la future chaise. On reprend les mesures et dessinons au crayon les parties à découper. L’étape que nous redoutons tous (enfin moi en tout cas) va commencer : la scie. Finalement après pas mal d’aller retour les parties de l’assise se dégagent peu à peu de l’enveloppe, et nous mettons en place un judicieux système de cale et de latte pour renforcer la structure. Reste plus qu’à faire tenir tout ça.L’option avec clous s’avère assez périlleuse au niveau des doigts et nous fait aussi redouter le tapage nocture, même nous, on ne s’entend plus. Place à la visseuse électrique qui est plus efficace et moins bruyante… Elle semble remplir sa mission pour le gros œuvre. Mais pour les parties plus fragiles c’est autre chose, il nous faut percer avec des mèches pour ne pas abimer les bords et fendre le bois. L’une des mèches se brise mais nous arrivons tout de même à fixer les pieds à l’assise.Il est déjà 19h et nous décidons d’en rester là pour aujourd’hui. Nous avons réussit à faire tenir une (moitié de) chaise debout et c’est déjà pas mal. Elle est droite et semble déjà vouloir ses 2 autres pieds et son dossier : la suite au prochain numéro…

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